Les aides à la vie quodienne
Se deplacer
Se reposer
Se nourrir
Se déplacer
Vous voulez conserver un minimum d'autonomie, mais vous ne pouvez pas vous déplacer tout seul ? En attendant de faire appel à une auxiliaire, et plutôt que de risquer la chute, vous pouvez utiliser des aides techniques appropriées.

Pour vous redresser dans votre lit
Lorsque vous ne pouvez pas vous relever seul, plusieurs solutions s'offrent à vous. Il existe bien sûr des lits avec un dossier électrique que l'on redresse en appuyant sur un bouton.
Mais en attendant, la potence, située au-dessus du lit, est très efficace.
Et si vous avez suffisamment de force dans les bras, une simple échelle de corde peut suffire à vous redresser. Accrochée au fond du lit, vous pouvez la dissimuler avec un couvre-lit.

Pour passer de votre lit à votre fauteuil
La planche de transfert vous permet de vous lever en restant assis.
Droite ou courbe, en bois ou en plastique, avec ou sans poignées, elle sert de passerelle entre le lit et le fauteuil (à condition qu'ils soient à la même hauteur). Certains modèles présentent des encoches. D'autres sont proposées avec un disque coulissant.

Pour vous lever du lit ou du fauteuil
La ceinture de transfert permet de limiter les efforts de l'auxiliaire.
Il s'agit d'une sangle, munie de poignées, que l'on passe derrière le dos.
Il faut que la personne soit assise au départ et capable de se tenir debout.

Tourner dans un espace réduit
Le disque de transfert permet de pivoter sans bouger. Placé sous les pieds par une auxiliaire; il permet de sortir d'un lit et de se tourner sans effort pour se placer dans un fauteuil, y compris dans un espace exigu.
Placé sous les fesses, il permet d'entrer plus facilement dans une voiture ou d'en sortir.

Pour une personne totalement handicapée
Le soulève-personne est adapté aux personnes ne pouvant pas participer au transfert.
Il en existe deux types : sur roulettes ou sur rails au plafond. Il s'agit d'un équipement lourd, qui ne peut être actionné que par une auxiliaire.

Pour aider à la marche
Les cannes aident et soutiennent les personnes dans leur marche.
La canne anglaise permet un double appui sur le poignet et l'avant-bras, alors que la canne tripode (voire quadripode) pourra être proposée aux personnes ne pouvant s'appuyer que sur un bras.

Pour marcher sans l'aide d'une tierce personne

Le déambulateur, ou cadre de marche, permet de se déplacer sans l'aide d'un tiers. Il souffre d'une mauvaise image, mais peut pourtant être très utile.
1- Le modèle fixe à patins, plus simple est dépourvu de roulettes. On prend appui dessus pour avancer, on s'arrête, on le soulève et on le pose un peu plus loin. Il n'est pas cher mais on ne va jamais bien loin avec !
2- le rollator :
Il y a plusieurs modèles. Les modèles à deux roulettes à l'avant et deux patins à l'arrière sont plus faciles à déplacer, mais il faut pouvoir conserver un certain équilibre, afin de ne pas partir en avant avec le cadre.
Les modèles à trois ou quatre roues, les plus chers, permettent une plus grande autonomie. Les roues arrière doivent impérativement être munies de freins faciles à manipuler.
Les modèles haut de gamme, avec de véritables roues, permettent de continuer à faire ses courses tout seul.
Certains modèles ont deux roues pivotantes, d'autres quatre
3- Le déambulateur avec appuis brachiaux permet d'aider ceux qui ne peuvent pas marcher, même en s'appuyant.

Pour se déplacer

Le fauteuil roulant adapté
  1- Le fauteuil traditionnel
* Le modèle de base est suffisant pour des déplacements limités.
* Le modèle«confort» pour la personne amenée à rester longtemps dans son fauteuil.
* Le fauteuil léger s'il doit être souvent transporté, peut se plier dans le coffre d'une voiture.
2- Le fauteuil électrique
* Beaucoup plus cher, le fauteuil électrique s'adresse aux personnes ayant perdu la mobilité des membres supérieurs.
* Un essai prolongé est indispensable, compte tenu du prix.
* Le scooter est utile pour les déplacements à l'extérieur. Il ne s'utilise pas en intérieur.

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Se reposer


Il faut accorder une attention particulière au repos chez la personne âgée, malade ou handicapée. Pour cela, le fauteuil et le lit ont un rôle très important.

LE LIT TRADITIONNEL
Vous pouvez améliorer le confort de votre lit traditionnel.
* En rehaussant le lit par des blocs surélévateurs, des petits cubes (de 10 cm environ selon la taille de la personne) dans lesquels on place les pieds du lit.
* En remplacant votre matelas par un matelas en latex pas trop dur.
* En ajoutant un relève-buste, un «fauteuil de lit» que vous mettrez à la place de l'oreiller, ou un inclinateur que vous placerez sous le matelas.
* Vous pouvez également ajouter un arceau de lit, placé sous le drap du dessus pour éviter le contact direct avec la peau.

LE LIT MÉDICALISÉ
Lorsque les améliorations apportées au lit traditionnel ne suffisent pas, on a souvent recours au lit médicalisé. De hauteur variable, il est généralement monté sur roulettes et équipé de montants latéraux pour empêcher le matelas de glisser.
Il est proposé avec un sommier à un ou plusieurs plans.
* Un plan : sommier ordinaire.
* Deux plans : un relève-buste facilite la position assise.
* Trois plans : on y ajoute un relève-jambes.
* Quatre plans : une plicature au niveau des genoux parfait le tout. Certains sont prévus pour accepter un porte-bassin.

LES MATELAS ANTI-ESCARRES
Lorsqu'une personne doit rester très longtemps alitée, il est important d'éviter les escarres. Pour éviter les escarres, la mobilité reste la meilleure prévention. Mais lorsque celle-ci est impossible, on peut avoir recours à des massages préventifs et installer des matelas anti-escarres.

Le matelas «gaufrier»
* C'est le plus courant des matelas anti-escarres. Il est en mousse, composé d'éléments de densité variable.
* Il permet de répartir différemment les pressions et de faciliter l'aération de la peau par-dessous.
* Attention : il s'agit d'un matelas de prévention, pas d'un matelas curatif comme il en existe aussi. (On trouve notamment des modèles munis de capteurs de pression.)

Le «sur-matelas»
* Il peut être efficace contre les effets de la friction, mais pas ceux de la macération.
* Le sur-matelas à eau est peu utilisé. Il doit être rempli avec précision, ni trop ni trop peu. Il faut aussi trouver le bon équilibre thermique entre l'eau et le corps.
* Le sur-matelas à air est, à l'usage, plus pratique et plus confortable.
Avec deux circuits d'air indépendants, les zones d'appui sont régulièrement modifiées par gonflage ou dégonflage.
L'équipement fonctionne avec un compresseur ; veillez à ce que celui-ci ne soit pas trop bruyant.
Il existe aussi des modèles fonctionnant avec de l'air statique, livrés avec un gonfleur. Mais ils sont peu confortables et beaucoup moins efficaces.

LE FAUTEUIL DE REPOS

En ce qui concerne le choix du fauteuil de repos, celui-ci dépendra de la personne. Certaines personnes se sentent bien dans leur fauteuil, tout simplement parce qu'il correspond à leur morphologie. Ce n'est pas la peine d'en imposer un autre, qui sera sûrement plus joli, mais en fait, moins confortable.
En premier lieu, il faut s'y sentir bien, même lorsqu'on y reste longtemps. Pour cela, il faut pouvoir y tenir plusieurs positions.
Ensuite, il faut pouvoir en sortir facilement : le fauteuil ne doit pas être une prison. C'est bien sûr l'atout principal des fauteuils releveurs. Encore faut-il que cette fonction soit vraiment nécessaire et que la personne soit décidée à l'utiliser.

L'assise
* Elle ne doit pas être trop profonde, faute de quoi il sera difficile de se relever.
* En hauteur, les pieds doivent toucher le sol, les cuisses étant à angle droit par rapport aux jambes.
* Attention à ce qu'elle ne soit pas trop basse quand même : un siège un peu haut sera plus facile à quitter.

Le dossier
* Il doit être assez haut (70 cm) pour soutenir l'ensemble du dos et la tête.
* Il est préférable qu'il soit un peu galbé, pour respecter les courbures de la colonne vertébrale.
* Il vaut mieux opter pour un dossier à inclinaison variable. Mais attention : si le dossier est trop penché vers l'arrière et que l'assise reste horizontale, la personne risque de glisser...
* En option, un repose-nuque ou des oreillettes permettront à la tête de ne pas basculer.

Les accoudoirs
* Ils doivent être suffisamment longs et larges pour servir d'appui au moment du lever.
* Des extrémités arrondies seront plus faciles à tenir.
* Privilégiez les côtés pleins, cela évitera les chutes d'objets.

Le repose-jambes
* Il faut pouvoir se relever sans écarter les jambes.
* Le meilleur repose-jambes se replie donc complètement sous le siège. Beaucoup sont amovibles ou s'abaissent à la perpendiculaire.
* Sinon, le pouf repose-pieds peut être une solution acceptable.

La facilité d'entretien
* Il est préférable que le fauteuil soit lavable (de petites fuites urinaires ne sont jamais à exclure...).

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Se nourrir


Faciliter la cuisine et la prise des repas.
Que ceux qui sont jeunes et valides réfléchissent un instant à ce que serait leur vie s'ils ne pouvaient se nourrir eux-mêmes.
Vous voulez ouvrir un bocal ? Vous n'en avez pas la force.
Vous voulez vous verser du thé ? Vous en mettez la moitié à côté de la tasse parce que vos gestes ne sont pas assez précis.
Vous voulez couper un aliment ? Votre arthrose vous empêche de bien tenir le couteau.
Vous avez soif ? Vous n'avez pas la force de vous lever, d'ouvrir le robinet ou de porter la bouteille de 1,5 litre, ou vous avez peur de casser encore un verre !
Résultats : vous préférez dire que vous n'aimez plus tel ou tel aliment, tout simplement parce que vous n'arrivez pas à le préparer. Vous prétendez que vous n'avez pas faim, parce que vous avez peur de tout renverser.
Et pourtant de nombreuses solutions existent.


1/ Les ustensiles d'aide à la cuisine

2/ Pour ceux qui ont des difficultés à manger

1/ LES USTENSILES D'AIDE A LA CUISINE
Ne plus pouvoir être actif en cuisine est très douloureux, particulièrement chez les femmes âgées.
Leur donner les moyens de continuer à préparer les repas, c'est leur permettre de préserver un peu de leur histoire, tout en entretenant une source de motivation permanente.
- Les gadgets qui n'en sont plus
- Les ustensiles spécifiques

Les gadgets qui n'en sont plus

Tout d'abord, pensez à tirer parti de tous les appareils modernes.
* Le four à micro-ondes, par exemple, a changé la vie de nombreuses personnes âgées.
* Le robot de cuisine est aussi un accessoire incontournable.
* La bouilloire électrique sans fil évite d'avoir à manipuler une casserole d'eau bouillante.
* Pensez encore au presse-agrumes électrique, au couteau électrique.
* La bonne vieille table roulante, quant à elle, sera toujours plus stable qu'un plateau porté à bout de bras.
* Une chaise haute (ou un tabouret haut) sera bienvenue pour les personnes que la position debout fatigue.
* Très utile également, le robinet d'évier muni d'une douchette : il permettra de remplir les casseroles sans avoir à les placer au fond de l'évier.

Les ustensiles spécifiques
Certains sont destinés à ceux dont les gestes sont peu sûrs, qui manquent de force ou de précision ; d'autres ont été mis au point pour ceux qui ne peuvent se servir que d'une main.
En voici quelques exemples :
* La planche à tout faire (ou «plan de travail multifonctions»)
Grâce à son étau, elle permet de couper, trancher, dévisser d'une seule main. Vous y planterez une pomme de terre pour l'éplucher sans peine. Un peu chère, mais très utile : 110 € environ chez Soutien Actif.
* Le combiné «grattoir éplucheur»
Très utile aussi, il permet d'éplucher fruits et légumes d'une seule main.
* Le fixe casserole
Il empêche la casserole de tourner et de se renverser. Un peu plus de 10 € chez Mutation, Tacm.
* La passoire de cuisson
Elle évite d'avoir à manipuler une casserole d'eau bouillante. On sort les légumes, et on attend ensuite que l'eau refroidisse pour vider la casserole. Environ 30 € chez Opale, par exemple.
* L'ouvre bocaux
Ce cône en caoutchouc se pose sur le couvercle et limite les efforts en améliorant la prise (à coupler avec un socle antidérapant).
* Le couteau à découper ergonomique
Facile à tenir lorsque les mouvements du poignet et des doigts sont réduits, il ressemble à une petite scie égoïne. Entre 20 et 30 € chez Opale, selon la longueur de la lame.


2/ POUR CEUX QUI ONT DES DIFFICULTÉS À MANGER
Ne plus pouvoir se nourrir soi-même est toujours vécu comme un grand traumatisme. C'est pourquoi il faut tout mettre en œuvre pour maintenir la capacité de manger seul. Pour cela, il faut parfois avoir recours à des couverts adaptés.
- Les assiettes
- Les verres
- Les couverts

Les assiettes
Stabilité
* Vous pouvez placer sous l'assiette un tissu antidérapant (un peu comme un tapis de souris), soit prédécoupé, soit à découper.
* Il existe aussi des ventouses, mais c'est moins discret, et donc moins facile à accepter.

Préhensibilité
* Il vaut mieux que les rebords soient verticaux, ou presque : ils serviront de butée pour les aliments.
* Les vendeurs par correspondance spécialisés proposent des assiettes répondant à cette exigence. Vous y trouverez aussi des rebords amovibles, adaptables à la vaisselle traditionnelle.

Les verres
* Le plus souvent, le verre à bec ou «verre canard» sera réservé aux personnes alitées.
* Pour les autres, on choisira en fonction du handicap entre les verres en plastique à pied large, ceux avec une ou deux anses, ou les poignées porte-verres adaptables à la vaisselle existante.
* Pour ceux dont les mains tremblent, privilégiez les verres et tasses un peu lourds.

Les couverts
C'est avec les couverts que les difficultés rencontrées sont les plus grandes. Il existe des très nombreux matériels en catalogue. Il sera intéressant de les essayer dans un centre d'information, ou éventuellement de demander à l'ergothérapeute de l'hôpital de vous en montrer.* Les manches épais et légers conviendront à ceux qui ont peu de forces dans les mains.
* Lorsque la force du bras manque, elle peut être compensée par des couverts courbés ou à angle droit. Un couteau en L permettra d'utiliser toute la force du poignet.
* Pour les personnes souffrant d'hémiplégie, un couteau-fourchette permet de se nourrir avec une seule main. Environ 33 € chez Léon Poyet.
* Le truc du spécialiste : l'Opinel
Selon Aline Williot, ergothérapeute à l'hôpital Georges Clemenceau dans l'Essonne, le bon vieil Opinel est tout à fait adapté aux personnes ne pouvant utiliser qu'une main. Son manche est gros et rond, donc facilement préhensible. Sa lame très courbe permet de l'utiliser comme un hachoir. Mais, à la différence du couteau hachoir proposé par les revendeurs spécialisés, il ne «fait» pas handicapé.
Source : Entourage juillet/août 2000.

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